Installation, rocks, video 18’, 2012, variable dimensions

Rover is a video sequence, lasting some 20 minutes, filmed in the state of Idaho, at “Craters of the Moon”, a site listed as a national monument. Involved is a vast 1,600 sq.km. area of basalt located on a geological fault which has given rise to some 60 major lava floods in the space of 15,000 years. All this means that the region is extremely inhospitable to any form of life, and calls moonscapes to mind through its desolateness. Because of its properties, the natural site was used for training astronauts in the Apollo programme.The video was shot with the help of a small remote-controlled vehicle, akin, in principle, to the Lunar Rover lunar exploration vehicles. Keeping to the proportions (in the 1970s, the four Rovers used in the Apollo mission cost $38 million), there is still a similar feeling of confrontation, using rudimentary machines, with the immensity of a territory which man had not set foot on. This impression is bolstered by a mediocre image quality (the type of video equipment being determined by the maximum admissible weight on the vehicle) and the absurd sound of the engine and the machine’s movements, revealing a fragile and insignificant mechanical object, lost in a vast expanse that cannot be explored.

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Rover est une séquence vidéo d’une vingtaine de minutes tournée dans l’état de l’Idaho, à “Craters of the Moon”, site classé monument national. Il s’agit d’un vaste champ basaltique de 1600 km2 situé sur une faille géologique qui a produit une soixantaine d’importantes inondations de lave en l’espace de 15000 ans. Tout ceci fait que la région est extrêmement inhospitalière à toute forme de vie, rappelant par sa désolation les paysages lunaires. A cause de ses propriétés, le site naturel a été utilisé dans le cadre de l’entrainement des astronautes du programme Apollo.La vidéo a été tournée à l’aide d’un petit véhicule télécommandé, rappelant dans le principe les véhicules d’exploration lunaire Lunar Rover. Toute proportion gardée (dans les années 1970, les quatre Rover des missions Apollo avaient coûté 38 000 000 $), il n’en demeure pas moins un similaire sentiment de confrontation, à l’aide d’engins rudimentaires, à l’immensité d’un territoire jamais foulé par l’homme. Cette impression est renforcée par une qualité d’image médiocre (le type d’équipement vidéo étant déterminé par le poids maximum admissible sur le véhicule) et la sonorité dérisoire du moteur et des déplacements de l’engin, trahissant un objet mécanique fragile et insignifiant, perdu dans une étendue inexplorable.

Emile Ouroumov