Collaboration Armelle Couillet, Cartographer & Clovis Duran, Graphic Designer, Art Graphique et Patrimoine.

Micron scale Atlas of the piece of soil presented as impression under the book. Artisanal bookbinding with golden leave on the cover.

Maxime Bondu applies a speculative aesthetics of discovery, which is contemplated, interpreted and distorted through the space-time vortex of a mimetic mirror. If his body of works frequently operates in the vicinity of the replica, the specific field allocated to the latter produces unexpected shapes arising from empirical reinvention or a counter-employed tautology, both eventually generating divergent angles of approach. For The Galápagos Principle, the artist proposes a specific production hallmarked by these distinctive features typical of his work. On a formal level, what is involved is an atlas, on a greatly enlarged scale, of the unevennesses of the ground in a space located inside the Palais de Tokyo. The surface represented is identical to the open format of the book produced which, set on a see-through plinth, physically covers the space it refers to. The work’s title (Macrotopographic Atlas, Palace of the Museums of Modern Art, West Wing, Level One, Recess of the Three Domes) refers in a detailed way to this placement and confirms an analogy with a meticulous study with all the appearances of scientific mapping. The highly descriptive focus on an extremely ordinary perimeter evokes an ironical desire for mimetic exhaustiveness and overlapping calling to mind Georges Perec’s An Attempt at Exhausting a Place in Paris and the life-size map of the Empire, described by Jorge Luis Borges in On Rigour in Science. The excessiveness of these endeavours, which are as meticulous as they are futile, is here pushed to the limit; the obsessive application of seemingly scientific methods introduces a swing towards pseudo-science. As a topographical guide to the art institution that is as complete as it is irreverent, the document produced is intended to be not only equivalent, but above all incomparably superior to the original: in all of 1,250 pages, the iconolatry of the book covers the slightest irregularities of a considerably restricted territory, whose exploration on a micron (A thousandth of a millimetre /0.001 mm) scale gives rise to results whose practical usefulness is uncertain, even if constructed with a powerful critical and storytelling force.

—◆—

Maxime Bondu met en œuvre une esthétique spéculative de la découverte qui est contemplée, interprétée et déformée à travers le vortex spatio-temporel d’un miroir mimétique. Si son travail se situe fréquemment dans le voisinage de la réplique, le terrain qu’il lui attribue produit des formes inattendues relevant de la réinvention empirique ou d’une tautologie à contre-emploi, l’une et l’autre finalement productrices d’angles d’approche divergents.Pour Le Principe Galápagos, l’artiste propose une production spécifique marquée par ces particularités caractéristiques de son travail. Sur un plan formel, il s’agit d’un atlas, à l’échelle fortement agrandie, des aspérités du sol d’un espace situé à l’intérieur du Palais de Tokyo. La surface représentée est identique au format ouvert du livre produit, qui, posé sur un socle transparent, recouvre physiquement l’espace auquel il renvoie. Le titre de l’œuvre fait référence de manière détaillée à cet emplacement et affirme une analogie avec un travail d’étude méticuleux aux allures de cartographie scientifique. La focalisation hautement descriptive sur un périmètre extrêmement quelconque évoque un désir ironique d’exhaustivité et de recouvrement mimétiques non sans rappeler la Tentative d’épuisement d’un lieu parisien de Georges Pérec et la carte de l’Empire à l’échelle grandeur nature, relatée par Jorge Luis Borges dans De la rigueur de la science. L’excessivité de ces entreprises aussi minutieuses que vaines est poussée ici au paroxysme ; l’application obsessive de méthodes a priori scientifiques introduit un basculement vers la pseudoscience. Guide topographique aussi complet qu’irrévérencieux de l’institution artistique, le document produit se veut non seulement équivalent, mais surtout incomparablement supérieur à l’original : l’iconolâtrie de l’ouvrage étale sur 1250 pages les moindres accidents d’un territoire considérablement restreint, dont l’exploration à l’échelle du micron (Millième du millimètre /0.001 mm) génère des résultats à l’utilité pratique incertaine, pourtant tissés d’un fort pourvoir affabulatoire et critique.

Emile Ouroumov