With Brent Martin, architect, Los Angeles.

Blue prints of Brent Martin’s plans of the Rosen Association headquarter L.A after the reading of Does Android dream about electric sheep? by Philip.K.Dick, model of the building, 2012-2015.

Written by Philip K. Dick in 1968, the sci-fi novel Do Androids Dream of Electric Sheep? describes a post-apocalyptic world. The story is set in California and depicts a colonizing society at odds with the ubiquity of androids looking more and more like humans, who gradually slip out of these latters’ control. The powerful biotechnology company controlling their production is called the Rosen Association and exercises lobbying pressure on the government in order to maintain the development of new and even more “human” models. By asking Brent Martin, a Los Angeles-based architect, to draw up construction plans for the Rosen Association’s headquarters and research centre, Maxime Bondu places anticipation in an engaged reality and puts the work somewhere between fictional archival document and project speculating on the possible foreshadowing of a work. With a scenario of expansion established by the artist, the installation of the project is part and parcel of an existing urban plan, taking as its point of departure the Dodger Stadium in Los Angeles (the world’s largest baseball stadium), itself built on a vacant lot left by the turbulent uprooting of the Hispanic community living in the Chavez Ravine locality. 

Écrit en 1968 par Philip K. Dick, le roman de science-fiction “Do androids dream of electric sheep” [Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?] décrit un monde post-apocalyptique. L’histoire prend place en Californie et dépeint une société colonisatrice en tension avec l’omniprésence d’androïdes de plus en plus semblables aux humains et qui peu à peu échappent au contrôle de ces derniers. La puissante compagnie de biotechnologies maîtresse de leur production porte le nom Rosen Association et exerce des pressions lobbyistes sur le gouvernement afin de maintenir le développement de nouveaux modèles encore plus “humains”. En demandant à Brent Martin, architecte basé à Los Angeles, de produire des plans de construction du siège et centre de recherche de la Rosen Association, Maxime Bondu positionne l’anticipation dans une réalité engagée et place l’œuvre entre document d’archive fictionnelle et projet spéculant sur la préfiguration possible d’une réalisation. Sur un scénario d’expansion établi par l’artiste, l’implantation du projet s’intègre à un urbanisme existant en prenant comme point de départ le Dodger Staduim de Los Angeles (le plus grand stade de baseball au monde), lui-même construit sur le territoire vacant laissé par le déracinement mouvementé de la communauté hispanique de la localité de Chavez Ravine.

Emile Ouroumov