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Extrait de Glances in the reflecting surface of the rear-view mirror, de Daniel Kurjaković

[Le travail de Maxime Bondu aborde] des thèmes et des situations de manière très concrète, par un travail artisanal et sculptural et en recourant à des moyens narratifs qui souvent peuvent paraître déconcertants, bizarres, légèrement absurdes ou énigmatiques. Ils n’ont rien de grands discours pompeux sur le monde, et s’apparentent plutôt à des études de cas. Une liste thématique de ses travaux comprendrait par exemple une salle de cinéma abandonnée, des expérimentations chromatiques, la conquête de l’espace et les idéologies du progrès (The Color of the Cosmos, 2015), le Championnat du monde d’échecs de 1972, les recherches télékinésiques et la guerre froide (The Remote Viewer, 2015), l’intelligence articielle (The Deep War, 2015), une bague d’oiseau, un faucon soupçonné d’avoir été instrumentalisé par le Mossad et un village turc (24311 Tel-Avivunia Israel, 2015), des recherches généalogiques portant sur un type particulier de crayon et des formes de néolibéralisme et de l’ultracapitalisme (I, Pencil), des caractères typographiques disparus, la politique d’austérité ainsi que le déclin et le délabrement de l’économie mondiale (Before the Dawn, 2015), un sculpteur de pierre et des étoiles sculptées, censées évoquer le décès d’agents de la CIA (The Stars on the Wall, 2014), des pieuvres et des prophéties (Architeuthis, a prophecy, 2014), une énorme carte en forme de livre qui bouleverse les proportions réelles d’une institution artistique (Macrotopographic Atlas, Palace of the Museums of Modern Art, West Wing, Level One, Recess of the Three Domes, 2013), électromagnétisme et apocalypse nucléaire (History of a Pulse, 2013), électricité et entropie (The Bulb of Livermore, 2012–15), sans oublier les androïdes, la biotechnologie et l’architecture imaginaire (The Rosen Association, 2012–15), pour ne citer que quelques exemples.